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La plupart des mesures du projet de réforme du médicament seront mis en application dès 2012. Cela présage une accélération du calendrier et le lancement dès la rentrée d’une concertation sur la refondation de la visite médicale.

Pour que cette « refondation » ne devienne pas une destruction pure et simple de nos emplois, il est urgent que nous  salariés prenions part au débat. Ne laissons pas les autres décider pour nous !

Le SNICIC-CGT appelle toutes les organisations syndicales de GSK à se saisir du dossier, « ensemble » par des actions concertées.

L’heure n’est plus aux actions dispersées ou partisanes, donc sans lendemain… il s’agit de notre avenir !

COMMUNIQUE DU SNICIC-CGT

Selon le Rapport de l’IGAS (inspection générale des affaires sociales) sur la pharmacovigilance et la gouvernance de la chaine du médicament  rendu public le 22 juin un des enseignements à tirer de la crise du « Mediator » serait la nécessité de supprimer la visite médicale.

Il est plus simple de trouver des boucs émissaires que de s’attaquer aux principes qui conduisent les laboratoires à placer, dans leur échelle de valeurs, les profits, les actionnaires et le marché bien avant la santé des malades et bien avant les problèmes de financement du système de santé. Il est urgent aussi de tenter de masquer par des décisions énergiques les liens d’intérêts qui unissent directement des entreprises du médicament à des hommes politiques.

Rappelons quelques règles édictées par les pouvoirs publics eux-mêmes et qui devaient normalement permettre un fonctionnement éthique de l’information thérapeutique.

►Un visiteur médical doit suivre une formation scientifique validée par des diplômes pour obtenir une carte professionnelle sans laquelle il ne peut exercer son métier.

Il doit présenter les produits de son laboratoire en respectant la communication exigée par son laboratoire, communication réglementée par la HAS (Haute Autorité de Santé), et validée par des sociétés d'audit qui surveillent le discours oral du visiteur médical et qui certifient le laboratoire. Sans cette certification, un laboratoire ne peut plus laisser présenter les produits contestés par les Visiteurs Médicaux.

Il lui est imposé de suivre les lois dites improprement DMOS (« Diverses Mesures d‘Ordre Social ») qui lui interdisent de proposer au médecin une compensation financière de quelque ordre que ce soit en échange de prescription d’un médicament aux patients.

Durant toute l'année, le visiteur médical est soumis à des examens pour évaluer la qualité de son discours oral et vérifier qu'il donne toutes les informations relatives aux médicaments qu'il

présente (indications, contre-indications, effets secondaires...).

Le visiteur médical doit faire remonter au service de pharmacovigilance, dès qu'il en a connaissance (sous peine de sanctions) les informations que lui donne le médecin, concernant les effets éventuellement indésirables des médicaments de son laboratoire.

►Enfin, il est soumis à la « Charte de la Visite Médicale » (édictée par la chambre patronale, le LEEM et le CEPS en 2004), qui encadre sévèrement tous les aspects du métier de visiteur médical.

Au vu de cet encadrement plus strict que pour la plupart des professions réglementées, on peut affirmer que s’il y a des problèmes (et l’affaire du « Mediator » en est la preuve flagrante) ce ne sont pas les visiteurs médicaux qui en sont responsables mais bien les industriels pour lesquels le médicament est une marchandise comme une autre.

Prétendre que les problèmes soulevés seraient résolus en supprimant la visite médicale est insultant pour les médecins (qui pour une grande part, reconnaissent le bien-fondé du métier).

Les pouvoirs publics oublieraient-ils que les médecins font preuve de discernement concernant leurs prescriptions, qu'ils prescrivent le médicament qu'ils pensent être le meilleur pour leur patient et non pour faire plaisir au visiteur médical ?

Détruire la visite médicale, c'est supprimer 18 000 emplois directs et un nombre encore bien plus important d’emplois induits tant en interne (les services supports travaillant dans les sièges sociaux des laboratoires pharmaceutiques) qu’en externe.

Nous attendons avec impatience les propositions des Pouvoirs publics pour éviter que tous ces salariés ne se retrouvent dans les agences de Pôle Emploi.

Nous proposons pour notre part que les politiques prennent leurs distances avec les milieux patronaux ce qui leur permettrait de poser enfin les vraies questions sur les profiteurs du système et de proposer en conséquence de vraies solutions. 

Votre avis compte. Laissez-nous un message sur snicic.cgt@gmail.com

Tag(s) : #CGT GSK

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